ZLECAf : un grand projet en quête de souffle

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[CAVIE-ACCI] Lancée officiellement le 1er janvier 2021, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) est censée créer le plus grand marché commun du monde. Quatre ans plus tard, le bilan est mitigé. Si les cadres institutionnels sont en place, l’impact de la ZLECAf peine à se faire ressentir dans l’économie quotidienne des Africains. Une récente discussion avec des experts a mis en lumière les lenteurs du processus et les freins persistants, tels que la résurgence des nationalismes et l’importance du commerce informel.

Une vision qui peine à se matérialiser

La ZLECAf a certes réalisé des avancées notables, avec la ratification de l’accord par la plupart des pays africains et la mise en place d’un secrétariat permanent. Cependant, comme le soulignent les experts, la « rue africaine ne sent pas encore la ZLECAf ». L’impact reste limité en dehors des sphères diplomatiques. Pour mesurer l’efficacité de l’accord, des indicateurs clés doivent être établis, notamment en évaluant le volume des échanges intra-africains, l’état des systèmes douaniers ou encore le déploiement du système de paiement panafricain (PAPSS).

Ce manque d’impact formel s’explique en partie par le poids du commerce transfrontalier informel. Les échanges non officiels représentent en effet des montants bien supérieurs aux statistiques. Par exemple, les flux entre la Tunisie et la Libye sont estimés à 1 à 2 milliards de dollars sur le carburant et les denrées alimentaires, tandis que le corridor Abidjan-Accra génère près de 15 milliards de dollars. Ce commerce en marge des circuits officiels révèle que l’intégration existe déjà, mais bute sur des obstacles.

Les défis de la ZLECAf sous la loupe

Les barrières non tarifaires, la lenteur bureaucratique et les tendances protectionnistes freinent le déploiement de la ZLECAf. La dépendance commerciale de l’Afrique vis-à-vis des marchés extérieurs (Europe, Asie, Amériques) persiste et affaiblit les chaînes de valeur régionales.

Le Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) surveille attentivement ces enjeux. Pour les organisations, les entreprises et les gouvernements, il est crucial de comprendre les dynamiques à l’œuvre pour transformer les ambitions de la ZLECAf en réalité.

Le rôle de l’intelligence économique pour une intégration réussie

Pour les acteurs qui souhaitent s’engager sur le marché continental, le CAVIE est un allié de taille. Le Centre offre une expertise précieuse pour :

  • Analyser les opportunités de marché en intégrant les réalités du commerce formel et informel.
  • Comprendre et surmonter les obstacles réglementaires et logistiques.
  • Identifier les partenariats stratégiques pour intégrer les chaînes de valeur régionales.

En s’appuyant sur l’intelligence économique, les acteurs peuvent mieux naviguer dans un contexte complexe et contribuer à la concrétisation du plus grand marché commun du monde.

La Rédaction