ETAP s’implante au Ghana pour conquérir le marché africain de l’assurance auto

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[CAVIE-ACCI] Le marché nigérian de l’assurance automobile ne répond pas aux attentes d’ETAP, qui a ainsi obtenu ce qu’elle qualifie de première licence insurtech au Ghana pour étendre son offre d’assurance automobile flexible au pays d’Afrique de l’Ouest.

Ibraheem Babalola, PDG d’ETAP, a expliqué que l’expansion au Ghana est essentielle, car il est crucial d’avoir une perspective panafricaine pour réussir dans le secteur de l’assurance en Afrique. Il a souligné que le Royaume-Uni compte plus de voitures que l’ensemble du continent africain, ce qui limite la croissance des compagnies d’assurance dans un seul pays africain. Selon des données de Quelle voiture, il y aurait 26 millions de voitures en Afrique en 2024, contre 33,73 millions au Royaume-Uni, d’après la Fondation RAC.

Cependant, la taille du marché n’est pas le seul défi pour des insurtechs comme ETAP. Babalola a noté que les réglementations existantes ne sont pas toujours adaptées aux modèles d’assurance innovants, ce qui entrave leur développement. Par exemple, ETAP permet d’assurer un véhicule en 90 secondes et d’accélérer le traitement des sinistres, intégrant même des éléments de télématique pour suivre les accidents. Des concurrents comme Pay-U et MyCover.ai offrent également des solutions rapides et accessibles.

Malgré ces innovations, des lacunes réglementaires subsistent. Les insurtechs doivent souvent souscrire des polices auprès d’assureurs traditionnels, limitant leur capacité à développer de nouveaux produits. Néanmoins, Babalola se montre optimiste quant à l’évolution des régulations, signalant une collaboration avec la Commission nationale des assurances (NAICOM) pour combler ces lacunes. Une nouvelle catégorie d’assurance pourrait même émerger au Nigeria d’ici fin 2024.

Le taux de pénétration de l’assurance en Afrique demeure faible, avec l’Afrique du Sud en tête à 11,3 %, suivie par d’autres pays à des niveaux bien inférieurs. Cette situation est attribuée à des facteurs tels que la pauvreté, la méfiance envers les assureurs et le manque de sensibilisation.

Babalola identifie quatre catégories d’utilisateurs potentiels d’ETAP, allant des personnes familières avec l’assurance à celles qui n’ont jamais souscrit de police. Bien qu’ETAP travaille à sensibiliser le public, les agents d’assurance jouent également un rôle crucial dans cette démarche. Cependant, le secteur souffre d’un manque d’attrait pour les agents, avec de nombreux départs dus à des rémunérations insuffisantes.

Alors qu’ETAP se prépare à se développer au Ghana, elle doit prendre en compte ces défis structurels. Bien que les insurtechs puissent contribuer à améliorer la pénétration de l’assurance, les problèmes fondamentaux nécessitent des solutions plus larges qu’une simple innovation technologique.

La Rédaction